Slogans à tout va !

Publié le par Collectif

Slogans à tout va !

 

  Slogans 
 

« C’est pourtant facile de ne pas se tromper », il suffit de ne rien faire et de bailler aux corneilles, regarder les nuages passer dans le ciel. »Le bonheur si je veux » mais je le veux et ce n’est pas seulement un mot à la mode. Le bonheur c’est une sensation d’un instant qui gonfle notre cœur. « il est interdit d’interdire » de le ressentir, de le soupeser et de rêver surtout au prochain moment d’extase. «Plus blanc que blanc » l’éclaboussure de soleil « on fait quoi pour aujourd’hui » : on  met le linge à sécher sur le pré en priant qu’il n’y ait pas trop de vent.

 

 

LE CENDRIER  
 
Dans le cendrier des mégots de cigarettes, les uns aux bouts rougis, les autres intacts, mais toutes fumées nerveusement jusqu’au bout. 
 
La pièce était encore marquée de leur présence. Des volutes de fumée planaient toujours. Sur le sol leurs vêtements éparpillés, sur la table une théière, un verre d’alcool à demi vidé. 
 
Dans la demi pénombre du petit matin le lit apparaissait comme ce qui était leur dernier ring, le dernier affrontement.  Là pour la dernière fois le combat ultime de leurs deux incompréhensions.

 

SOUS LES PAVÉS LA PAGE 
 
La rue Gay Lussac était défoncée. Ses pavés sur le flanc reposaient sur les bas-côtés. La fumée des gaz lacrymogènes nous piquait la gorge et les yeux. Les casques des CRS brillaient dans la lumière. 
 
La plage était loin mais avec nos 18 printemps nous étions heureux d’avoir un peu d’importance, un peu de pouvoir celui de dire NON à  l’ordre établi. 
 
Nous n’étions que quelques uns à avoir une conscience politique très  marquée, d’autres pas du tout. Pour beaucoup nous étions juste en  opposition avec notre milieu familial. Nous nous retrouvions sur ce champ de bataille, de contestation, il y avait un vent de liberté qui nous emportait, mais où ?  Nous ne comprendrons que beaucoup plus tard que ce mois de Mai allait changé pour toujours notre vision du monde. 
 
Sous les pavés la plage ? 

Cathy Revardis

 

 

Derrière les slogans !

Métro, boulot, dodo, c'est un peu comme si on s'enfermait dans le quotidien en pensant que le travail c'est la santé. Petit à petit, dans ces conditions, l'esprit glisse dans la monotonie voir la dépression. Arrive alors les requins capitalistes qui, profitant d'un temps de cerveau disponible, jouent à manipuler la populasse. C'est si simple, les gens sont cons ! Une petite pilule et juvamine bien ! Attention car l'enfer est pavé de bonnes intentions, mais je vous dirais « sous les pavés : la plage ». Et alors la création apparaît. On devient réaliste, on demande l'impossible. On se dit qu'un autre monde est possible. Buvez, éliminez. Et si on mettait l'imagination au pouvoir, qu'adviendrait-il ? Comme à chaque fois, je crains que l'imagination des uns ne servent leurs propres intérêts aux détriments d'autres imaginations moins flamboyantes ou miraculeuses. La question n'est pas de savoir qui ou quoi est au pouvoir mais plutôt que voulons-nous que soit le pouvoir. Parce qu'à force de les choisir de plus en plus jeunes, bientôt ce sont les enfants-roi qui détiendront le pouvoir. Alors quoi ? Ce pouvoir, il doit être l’expression d'une majorité, protéger les minorités, faire les deux à la fois, mais suivant quelle autorité. La liberté des uns s'arrête où commencent celle des autres. Finalement on dépend tous les uns des autres. Existe-t-il un compromis entre autorité et liberté ? Mon cœur balance franchement du côté de la liberté mais elle est d'autant plus belle qu'elle se pratique dans le respect et la compréhension de l'autre. Ainsi l'autorité n'est plus nécessaire puisqu'elle va de soi et se gère d'elle-même entre gens compréhensifs. Et, dis-moi lecteur, ça te branche de mettre au pouvoir l'anarchie empathique !

Philippe Macaud

 

Publié dans Nouvelle, Jeux d'écriture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Bravo Philippe j'adore ton anarchie empathique !!!!
Répondre